CFDT EMPLOI

Refus de financement de formations : le travail des conseillers emploi mis à mal !

31 May 2017

 

Le rapport du médiateur national a été présenté au Conseil d’administration de Pôle emploi le 30 mars dernier pour l’année 2016. Un des points soulevés par Jean-Louis Walter nous a particulièrement alerté : les réclamations liées à des refus de financement, ou plus précisément, des annulations de financement, qui avait pourtant été validés au titre des AIF. Quelques extraits de courriers envoyés par les demandeurs d’emploi viennent étayer, souvent amèrement, parfois violemment, les propos du médiateur. Ils relatent globalement une même situation : des projets de formations construits et validé avec les conseillers Pôle emploi se voient opposer un refus de financement, alors même que dans certains cas, ils avaient dans un premier temps été acceptés ou que l’entrée en formation était déjà effective. Si on imagine assez facilement le désarroi de ces demandeurs d’emploi face à de telles situation, il existe une autre souffrance qui n’apparait pas dans ce rapport : celle de ces conseillers qui chaque jour mettent tout en œuvre pour aider les publics qu’ils accompagnent, celle de ces conseillers qui savent bien à quel point la formation est un levier important pour le reclassement professionnel et à quel point elle est parfois indispensable, celle de ces conseillers qui avait accueilli le plan 500 000 formations supplémentaires comme une bouffée d’oxygène, une marge de manœuvre supplémentaire qui leur aurait permis de mieux exercer leur métier.

 

Ils sont nombreux également les témoignages de nos collègues qui, dans les agences, se trouvent confrontés à des situations inextricables, qui vivent, avec les demandeurs qu’ils accompagnent, ces injustices et qui doivent, parfois après des mois de travail pour construire et valider un projet, assumer le refus de l’établissement ou simplement l’absence de solution de financement, le manque de places, les places auxquelles « vous n’êtes pas éligibles », « dans une autre région », « dans une autre DT », « à 2h de chez vous »,…. A l’heure où « la proactivité » est devenue maitre mot, comment la DG peut-elle justifier de telles situations ? A moins que l’autonomie ne se résume au fait d’assumer seul les conséquences de choix qui nous dépassent plutôt que d’avoir les moyens réels de mettre en place des solutions et d’assumer pleinement notre rôle de conseiller emploi.

 

Pour la CFDT, la situation est d’autant plus inquiétante que 5 régions ont d’ores et déjà décidé de se désengager du plan 500 000 formations supplémentaires au 1er sem

 

estre 2017 (La Normandie, l’Occitanie, la Franche-Comté, le Centre Val-de-Loire et l’Ile-de-France). Cette situation pose la question de l’équité de traitement entre les demandeurs d’emploi mais également celle des moyens mis à disposition des conseillers pour effectuer leur travail dans de bonnes conditions, en fonction de la région dans laquelle ils exercent.

  • La CFDT demande qu’une réflexion soit menée par la DG pour permettre une meilleure articulation des modes de financement des formations dans toutes les régions et un meilleur pilotage, notamment vis-à-vis des AFC achetées par les régions.

  • La CFDT souhaite que la direction redonne de l’autonomie aux conseillers dans le choix des modes de financement : pour cela l’AIF doit retrouver toute sa place pour permettre une vraie prise en compte des situations individuelle des DE et surtout garantir les financements pour les projets qui ont déjà été validé.

Enfin, la CFDT exige qu’un point qualitatif et quantitatif par établissement, concernant la mise en œuvre du plan 500 000 formations soit fait auprès des organisations syndicales.

 

Redonnons du sens à nos métiers !

 

 

 

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